DSC_0660

Amérique Amérique Latine Carnet de voyage Colombie Notre Roadtrip

Sur le Páramo de Ocetá

Introduction

 

Nous quittons Bogotá pour la région de Boyacá. Fini la ville, bonjour la montagne!

J’ai repéré quelques jours plus tôt une randonnée à faire près de la ville de Sogamoso. C’est décidé, nous aussi on peut le faire! J’avoue avoir été conquis par les photos que j’ai vu, alors en route.

Comment s’y rendre?

Pour se rendre au Páramo de Octetá, nous vous conseillons de dormir à Sogamoso qui est un très bon point de chute pour visiter la région. Il y a également la possibilité de dormir directement au village de Mongui, mais les tarifs sont plus élevés, et en toute honnêteté, Sogamoso est bien plus pratique pour effectuer diverses excursions. Ce n’est pas la plus belle ville du monde, mais on s’y sent bien! Elle a son petit charme a elle.

Bogotá – Sogamoso: se rendre au Terminal de bus ( porte 3). A peine arrivés, pas le temps d’acheter le billet que nous voilà déjà dans un bus près à partir.

Durée du trajet
3h30 annoncée. En réalité faut compter 4h-4h30.

Prix
27 000 COP /pers

Sogamoso – Mongui: Terminal de bus. Le trajet dure entre 45 et 50min et coûte environ 3 500 COP/pers.

DSC_0574

Où loger à Sogamoso?

Il y a plusieurs hôtels autour du Terminal. Mais très franchement, ils ne m’ont pas donné très envie. Le côté gare routière motel, mouai. Moi perso, ça me branche pas trop.

On a passé trois nuits au Guaque Hostel, une petite adresse que je recommande!

C’est légèrement excentré mais au calme et très agréable. L’auberge se trouve juste à côté du musée archéologique, point stratégique pour annoncer notre lieu d’hébergement aux taxis qui ne comprenaient jamais vraiment où est ce que l’on voulait aller!

Malgré la haute saison, l’auberge était relativement vide. C’est une région encore peu visitée par les étrangers. En revanche il y a pas mal de Colombiens qui s’y rendent! Il n’y a donc que nous. Nous et une petite famille de Bogota dans l’hostel! C’était un peu comme à la maison. Laura, Elzo, Mami, Papi, l’ado et la petite sur active.

BIEN!

On est venu ici dans un but. Alors c’est parti!

Pourquoi le Páramo ?

Le Páramo tout simplement parce que c’est un paysage unique en son genre, et que j’avais très envie de faire une grande randonnée depuis le début de notre voyage. Quoi de mieux que cette région? Tout y est!

J’ai repris l’explication de Charles et Ania qui nous résume très bien en quelques lignes de quoi il s’agit.

Le páramo est un biotope (un lieu de vie propice au développement de certaines espèces) qui ne peut exister que dans les régions proches de l’Equateur, entre 3.000 et 4000 mètres d’altitude, c’est-à-dire entre les derniers écosystèmes forestiers et les neiges éternelles. Et il se trouve que plus de 50 % du páramo mondial se trouve en Colombie.

En gros, c’est un paysage époustouflant et rare où la nature nous surprend une fois de plus.

Comment randonner ?

En toute honnêteté je ne pense pas qu’il soit possible de trouver le sentier tout seul, étant donné l’immensité du Páramo, et surtout le manque d’indications et de balises.

Ce que nous vous conseillons, c’est d’organiser votre journée avec un guide local. Vous pouvez passer par l’office du tourisme, ou bien directement via votre auberge. Nous avons opté pour la deuxième option et ne regrettons pour rien au monde !

Nous avons rencontré Maria, native de la région et habitante de Mongui depuis toujours. En plus d’y connaitre un rayon en botanique, elle vous donnera moultes explications sur l’histoire du Páramo. Très impliquée dans la préservation et la protection de son pays, elle nous a beaucoup parlé de ses diverses démarches.

A savoir !

Maria nous avait annoncé une randonnée de 7h-8h, qui aura finalement durée 9h.

Nous avons parcouru 20km à ses côtés. Le chemin n’est pas compliqué en soit, cependant il fauát tenir la durée, et c’est sans doute ce qui en fait une randonnée difficile. Ajouté à cela, la température et la pluie. Nous avons eu droit à 3h de pluie non stop sur le retour!

Prévoir donc de bonnes chaussures de marche, un imperméable, et pourquoi pas, un sac poubelle géant. A bas la brigade du style sur le Páramo. Vaut mieux être un minimum équipé.

Quand au prix, il est plus que raisonnable, puisque nous avons payé 30 000 COP chacun pour la journée. Un grand merci Maria pour cette randonnée que nous ne sommes pas près d’oublier. Par ici pour la contacter!

DSC_0667

CONCLUSION

 

Le Páramo c’est dur, pas facile du tout. Mais pour rien au monde je regrette d’avoir effectuer cette randonnée qui laissera à jamais des paysages sensationnels dans ma tête. Je suis fière de moi, je suis fière de nous. Nous avons passé une magnifique journée en compagnie de Maria et du couple Suisse Allemand. Y a pas à dire, c’était canon.

Je suis trempée, je tremble de tout mon corps. Hélas mon K-way n’a pas tenu le choc. Mais qu’importe! Nous rentrons lessivés à Sogamoso mais contents d’avoir accomplis notre mission.

A la prochaine!

Leave a Comment

Comments (4)

  1. Wouaah! Cette randonnée à l’air juste magnifique, vous avez du voir des espèces, des fleurs et plantes exceptionnelles. Vous pouvez être fières de vous de cette longue marche de 20km! C’est chouette d’avoir pris cet option d’un guide, non seulement pour se repérer mais aussi pour avoir les commentaires, partager avec elle ! Gros bisouuuus

    1. Merci Julie:)

      Cette randonnée était effectivement assez dingue. Une bonne alternative pour marcher sur une journée dans un cadre exceptionnel ! Maria, notre guide, a été parfaite, dans le sens où elle n’a pas fait que nous guider, mais bien plus. Je ne peux que conseiller de partir accompagné!

  2. Je sens que la Colombie et signe de belle rando, du sport en vu 🙂 les couleurs sont si belle est intense. Vous nous faites rêver !! Vous parlez en qu’elle langues avec Maria ?!

    1. Effectvimement, pour les amoureux de la nature, la Colombie est une destination idéale ! Beaucoup de randonnées pour tout niveaux.
      Nous parlions espagnol avec notre guide! Il ne me semble pas qu’elle parlait anglais. Ca nous permet de continuer de progresser 😉